_Baromètre Numérique 2022

Le Mobilière BaromètreNumérique est une étude annuelle qui reflète la voix de la population suisse en matière de numérisation. Les projets spin-off qui en découlent interviennent là où sont perçus les chances, les dangers et les besoins de participation de la société civile dans la transformation numérique.

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Le Mobilière BaromètreNumérique 2022 apporte une impulsion nouvelle
à travers la perspective de la jeunesse.

Cette étude représentative prend pour la première fois en compte la voix des
jeunes de 16 et 17 ans. Les jeunes d’aujourd’hui – fortement marqués par un
environnement numérique et notamment par les deux dernières années de
pandémie – se distinguent à bien des égards par une perception différente
des dangers et donc des besoins. Seule une observation plus poussée permettra de déterminer dans quelle mesure les effets d’âge ou de génération sont à l’oeuvre. Indépendamment de cela, il s’agit de prendre au sérieux leurs perceptions et leurs besoins, car ils sont des acteurs essentiels de notre société et contribueront à façonner l’avenir de manière décisive!
Le Mobilière Baromètre Numérique, qui paraît chaque année, étudie
depuis maintenant trois ans les perceptions et les besoins de la population
dans différents domaines de la numérisation. Sur la base des résultats, il est
possible d’identifier des points d’ancrage pour des projets qui permettront de soutenir la population dans le processus de transformation et d’en déduire les implications correspondantes pour l’organisation sociale de la numérisation. Dans la troisième édition du Mobilière Baromètre Numérique, l’accent est mis non seulement sur la perspective de la jeunesse, mais aussi sur les changements intervenus au cours des dernières années.

Numérisation en Suisse
is en évidence l’importance des interactions physiques. A l’avenir, la question sera de savoir où et comment nous voulons évoluer par voie numérique et où de manière physique.
Les opinions sur l’influence de la numérisation sont devenues plus
accentuées. La part des réponses «autant d’opportunités que de dangers» a
sensiblement diminué par rapport aux années précédentes. La pandémie a
permis aux outils numériques et donc aux interactions numériques de faire
partie de notre quotidien. C’est surtout dans notre vie privée et au travail que le besoin s’est clairement manifesté et que les personnes interrogées perçoivent davantage d’opportunités. Il est intéressant d’observer que l’influence de la numérisation sur la société est soit clairement associée à des dangers, soit clairement à des opportunités. Seuls 18 % ont indiqué qu’ils associaient autant d’opportunités que de dangers à ce thème, alors qu’ils étaient encore 44 % l’année dernière. Cela reflète-t-il entre autres les inquiétudes suscitées par les tendances à la polarisation et les débats sur la théorie du complot autour du Covid-19, dont il a été beaucoup question l’an dernier? La question de savoir dans quelle mesure la crainte d’une division de la société, souvent exprimée dans un passé récent, est favorisée par les plateformes numériques, en particulier les médias sociaux, reste scientifiquement controversée. Mais le fait est que la perception des dangers s’est accrue. Cette «alerte» peut-elle être utilisée de manière positive pour sensibiliser aux défis numériques basés sur des faits et définir des stratégies pour y faire face? C’est ce que tente, par exemple de faire, le Projet «Digital Literacy», extrait du Baromètre Numérique 2019.
Les jeunes perçoivent l’influence de la numérisation sur leur propre vie
de manière aussi positive que les personnes plus âgées. En ce qui concerne
l’influence sur l’économie, ils sont même 96 % à la juger plutôt positive ou
exclusivement positive. En ce qui concerne l’influence sur la société, elle
dévie toutefois dans la direction opposée. 60 % des jeunes de 16 et 17 ans y
voient des dangers au premier abord. Ils ont un regard critique, bien que
cette génération grandisse avec la présence permanente d’appareils et d’outils numériques. Ou peut-être est-ce justement à cause de cela?
Les entretiens et les interviews montrent que cette génération apprend à
se familiariser avec le monde numérique par la méthode essais-erreurs sur
l’espace Web, pour une large part sans filtre. Cela conduit régulièrement à des expériences négatives et confronte les jeunes à certains dangers. Les expériences tirées de différents projets, dont ceux de la fondation Risiko-Dialog montrent également que de nombreux jeunes surestiment leurs propres capacités dans l’espace numérique et ne sont pas suffisamment confrontés à des thèmes tels que le big data, la publicité ciblée ou l’accessibilité permanente. Cela peut aussi expliquer en partie l’écart entre l’impact estimé positif sur sa propre vie et l’impact estimé négatif sur la société.

Impact société, économie, qualité de vie

Les opinions sur l'influence de la numérisation sont devenues plus accentuées. La part des réponses «autant d’opportunités que de dangers» a sensiblement diminué par rapport aux années précédentes. La pandémie a permis aux outils numériques et donc aux interactions numériques de faire partie de notre quotidien. C'est surtout dans notre vie privée et au travail que le besoin s'est clairement manifesté et que les personnes interrogées perçoivent davantage d'opportunités. Il est intéressant d'observer que l'influence de la numérisation sur la société est soit clairement associée à des dangers, soit clairement à des opportunités. Seuls 18% ont indiqué qu'ils associaient autant d’opportunités que de dangers à ce thème, alors qu'ils étaient encore 44% l'année dernière. Cela reflète-t-il entre autres les inquiétudes suscitées par les tendances à la polarisation et les débats sur la théorie du complot autour du Covid-19, dont il a été beaucoup question l'an dernier? La question de savoir dans quelle mesure la crainte d'une division de la société, souvent exprimée dans un passé récent, est favorisée par les plateformes numériques, en particulier les médias sociaux, reste scientifiquement controversée. Mais le fait est que la perception des dangers s’est accrue. Cette «alerte» peut-elle être utilisée de manière positive pour sensibiliser aux défis numériques basés sur des faits et définir des stratégies pour y faire face? C’est ce que tente, par exemple de faire, le Projet “Digital Literacy”. extrait du Baromètre Numérique 2019.

Les jeunes perçoivent l'influence de la numérisation sur leur propre vie de manière aussi positive que les personnes plus âgées. En ce qui concerne l'influence sur l'économie, ils sont même 96% à la juger plutôt positive ou exclusivement positive. En ce qui concerne l'influence sur la société, elle dévie toutefois dans la direction opposée. 60% des jeunes de 16 et 17 ans y voient des dangers au premier abord. Ils ont un regard critique, bien que cette génération grandisse avec la présence permanente d'appareils et d'outils numériques. Ou peut-être est-ce justement à cause de cela?

Les entretiens et les interviews montrent que cette génération apprend à se familiariser avec le monde numérique par la méthode essais-erreurs sur l’espace Web, pour une large part sans filtre. Cela conduit régulièrement à des expériences négatives et confronte les jeunes à certains dangers. Les expériences tirées de différents projets, dont ceux de la fondation Risiko-Dialog montrent également que de nombreux jeunes surestiment leurs propres capacités dans l'espace numérique et ne sont pas suffisamment confrontés à des thèmes tels que le big data, la publicité ciblée ou l'accessibilité permanente. Cela peut aussi expliquer en partie l'écart entre l'impact estimé positif sur sa propre vie et l'impact estimé négatif sur la société.